Lapidés par le soldat non-violent bénévole

L’ouvrier, le soldat et l’idéologue : à Sivens, portrait de trois zadistes (Rue 89, 03 novembre 2014)

Camille partageait jusqu’alors son temps entre la ZAD bretonne, où il a passé une dizaine de mois en 2013, son travail et ses études. Il avait déjà vécu sur la zone du barrage du Testet en début d’année, mais il a eu d’autres projets entre-temps.

Il a tenu à faire l’interview devant le mémorial pour la mort de Rémi Fraisse, situé à l’endroit même où la grenade a explosé.

Comme Jo, le zadiste ouvrier, il pense que la majorité des zadistes ne sont pas violents et que lancer quelques pierres sur les forces de l’ordre n’a pas grand-chose à voir avec la riposte disproportionnée exercée en retour : « On est dans la démesure. C’est bizarre de voir qu’un humain est prêt à aller aussi loin pour un salaire. »

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Le mérite du déclic de la loi du marché

« Je peux gassar sans compter » : le marketing ethnique se banalise (rue89, 08 juillet 2014)

C’est une publicité réussie, selon Jean-Christophe Desprès, entrepreneur dans le marketing.

Cette femme souriante en hijab capte tout de suite le regard de l’usager du métro parisien : en-dessous, la phrase « Je peux gassar sans compter » et la marque, Buzzmobile. On ne se perdra pas dans la controverse qui sous-tend chaque traduction d’argot, mais « gassar » signifie en arabe du Maghreb « discuter, prendre du bon temps. » En gros, Buzzmobile propose des forfaits pour multiplier les appels au Maroc, en Algérie, en Tunisie.

[…]

Le marketing ethnique trouve ses racines et ses principes dans les recensements américains, qui incluent les origines ethniques et permettent donc de constituer des statistiques.  […] Le déclic, ça a été tout simplement la loi du marché. Qui se préoccupe peu d’un éventuel péril républicain.

[…]

La jeune fille de la pub peut donc rester tranquille et continuer à « gassar sans compter » : elle a le mérite de créer le buzz, de se faire remarquer et de montrer que la publicité ethnique s’impose peu à peu dans le paysage français.

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Dans le contexte de 2004 en juillet 2011

Mad Pride : les fous lâchés dans Paris (rue89, 13 juin 2014)

Contre la loi de juillet 2011

[…] l’idée d’une édition parisienne [de la Mad Pride] est née d’un double constat :

  • le peu de cas accordé à la psychiatrie dans le système médical français,
  • et surtout la loi de juillet 2011, qui peut voir un traitement psychiatrique être imposé à un individu sans son consentement.

Le texte avait été voté dans le contexte de l’assassinat d’une infirmière et d’une aide-soignante en 2004 par un aliéné, à Pau.

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