La mortalité accrue des consommateurs quotidiens de médicaments analgésiques

Bernard Bégaud : « Pour le paracétamol, les effets secondaires ont pu être ignorés » (Libération, 9 mars 2015)

C’est d’abord une méta-analyse sur des utilisateurs à long terme, c’est-à-dire un travail mené à partir d’études déjà publiées. Elle montre un taux de mortalité accru pouvant atteindre 63% chez les patients consommant de manière répétée des doses relativement importantes (3 grammes par jour). La prise régulière de paracétamol augmenterait le risque de maladies cardiovasculaires (jusqu’à 68%), en cas de consommation de plus de 15 comprimés par semaine.

Apagogie : les malades en phase terminale ont un taux de mortalité supérieur à la moyenne

Parfaitement réinséré depuis 12 mois

Un manifestant propalestinien condamné à quatre mois ferme pour rébellion (Libération, 16 juillet 2014)

Un moment, on a cru à une caricature, un mauvais film. La présidente du tribunal (blanche, la cinquantaine, fort accent bourgeois, coupe au carré) harangue le prévenu (jeune, arabe, des marques des coups infligés par la police encore sur le visage), lui coupant sans cesse la parole, lui reprochant chaque mot qu’il tente : «Vous dites que le contrôle d’identité était abusif, mais est-ce à vous d’en juger ? Vous n’êtes pas ici pour vous exprimer, mais pour répondre à mes questions.»

De l’entrée en matière, où elle se moque de son nom de famille, à la conclusion – une peine de quatre mois ferme avec mandat de dépôt (incarcération immédiate) pour avoir refusé un contrôle d’identité et s’être débattu – chaque minute de l’affligeante et courte scène qui s’est jouée mardi devant la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris faisait croire à une triste farce.

L’avocat de Mohamed, Nicolas Putman, retrace le parcours d’un jeune homme, ancien délinquant, condamné à un an de prison ferme pour avoir projeté un braquage, parfaitement réinséré et à la conduite exemplaire depuis sa libération il y a un an.  […]

[…]

Le seul homme dans le box à avoir un rapport avec la manifestation propalestinienne de dimanche a été arrêté bien loin de la synagogue du XIe arrondissement, à la station de métro Barbès, et il n’a la clé de rien, pas même de son propre malheur. Le tort de Mohamed S., 23 ans, manutentionnaire, est d’avoir marché en compagnie de son petit frère et d’un autre ami, Renaud, qui tous deux avaient enroulé un keffieh autour leurs visages. Leurs traits étaient masqués, et c’est donc au nom de la «loi antiburqa» que trois policiers ont dit avoir arrêté leur véhicule à leur hauteur, et avoir voulu interpeller le petit frère de Mohamed. […] Mohamed essaie d’expliquer qu’il a participé au cordon de sécurité visant à séparer manifestants et gendarmes, que son rôle «était justement d’éviter les violences», rien n’y fait, seule la version policière intéresse la présidente.

[…]

«Ce monsieur ne se laissait pas menotter, il se débattait sans cesse», ont-ils affirmé. L’un d’eux assure avoir reçu un coup de poing. Les constats faits par les médecins des urgences médicojudiciaires de Paris indiquent plutôt l’inverse : aucune trace de coups reçus et aucun jour d’ITT (incapacité totale de travail) pour le policier, un visage encore tuméfié et un jour d’ITT pour Mohamed. Il montre sa doudoune déchirée.

Apagogie : Robert Kubica est presque arrivé premier au rallye de Monte-Carlo 2015 auquel il était absent