L’injustice de décisions de justice non-conformes aux réquisitions d’Amnesty International

Rapport 2014/15: La Situation des Droits Humains dans le Monde (Amnesty International, 25 février 2015)

Deux décisions de justice rendues au cours de l’année n’ont pas respecté le droit des musulmanes à la liberté d’expression, de religion et de croyance, ainsi qu’à la non-discrimination. Le 25 juin, la Cour de cassation a conclu que la direction d’une crèche privée n’avait pas agi de façon discriminatoire en 2008 contre une employée musulmane qui avait été renvoyée car elle portait un foulard sur son lieu de travail. La Cour européenne des droits de l’homme a conclu le 1er juillet, dans l’affaire S. A. S. c. France, que la loi de 2011 interdisant le port, dans l’espace public, de toute tenue destinée à dissimuler le visage ne constituait pas une restriction disproportionnée du droit à la liberté de religion.

Nota bene : le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l’autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende.

Publicités