Une mesure imposant le Français comme seule langue officielle

Stéphane Ravier, le maire Front national des 13e et 14e arrondissements de Marseille, interdit à ses agents de parler une langue étrangère.Les mesures de certains maires FN continuent de diviser. La dernière en date est signée Stéphane Ravier, le maire du 7e secteur de Marseille (qui comprend les 13e et 14e arrondissements).Cette fois-ci, il n’est pas question d’interdire le linge aux fenêtres ou d’abandonner la gratuité de la cantine pour les plus pauvres. Non, il s’agit d’imposer le français comme seule langue officielle.

Une circulaire envoyée aux agents

Le maire FN entend ainsi interdire à ses agents de parler une langue étrangère. Pour ce faire, il a adressé une circulaire aux responsables des 23 centres d’animation du secteur : « Suite aux plaintes de personnes se sentant exclues ou discriminées du fait de l’usage de langues étrangères par certains agents dans le cadre de leur service, nous rappelons que la langue de la République est le français – article 2 de la Constitution. », relate Mediapart. Seule exception : le cas où les interlocuteurs ne parleraient pas la langue française.

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Parfaitement réinséré depuis 12 mois

Un manifestant propalestinien condamné à quatre mois ferme pour rébellion (Libération, 16 juillet 2014)

Un moment, on a cru à une caricature, un mauvais film. La présidente du tribunal (blanche, la cinquantaine, fort accent bourgeois, coupe au carré) harangue le prévenu (jeune, arabe, des marques des coups infligés par la police encore sur le visage), lui coupant sans cesse la parole, lui reprochant chaque mot qu’il tente : «Vous dites que le contrôle d’identité était abusif, mais est-ce à vous d’en juger ? Vous n’êtes pas ici pour vous exprimer, mais pour répondre à mes questions.»

De l’entrée en matière, où elle se moque de son nom de famille, à la conclusion – une peine de quatre mois ferme avec mandat de dépôt (incarcération immédiate) pour avoir refusé un contrôle d’identité et s’être débattu – chaque minute de l’affligeante et courte scène qui s’est jouée mardi devant la 23e chambre du tribunal correctionnel de Paris faisait croire à une triste farce.

L’avocat de Mohamed, Nicolas Putman, retrace le parcours d’un jeune homme, ancien délinquant, condamné à un an de prison ferme pour avoir projeté un braquage, parfaitement réinséré et à la conduite exemplaire depuis sa libération il y a un an.  […]

[…]

Le seul homme dans le box à avoir un rapport avec la manifestation propalestinienne de dimanche a été arrêté bien loin de la synagogue du XIe arrondissement, à la station de métro Barbès, et il n’a la clé de rien, pas même de son propre malheur. Le tort de Mohamed S., 23 ans, manutentionnaire, est d’avoir marché en compagnie de son petit frère et d’un autre ami, Renaud, qui tous deux avaient enroulé un keffieh autour leurs visages. Leurs traits étaient masqués, et c’est donc au nom de la «loi antiburqa» que trois policiers ont dit avoir arrêté leur véhicule à leur hauteur, et avoir voulu interpeller le petit frère de Mohamed. […] Mohamed essaie d’expliquer qu’il a participé au cordon de sécurité visant à séparer manifestants et gendarmes, que son rôle «était justement d’éviter les violences», rien n’y fait, seule la version policière intéresse la présidente.

[…]

«Ce monsieur ne se laissait pas menotter, il se débattait sans cesse», ont-ils affirmé. L’un d’eux assure avoir reçu un coup de poing. Les constats faits par les médecins des urgences médicojudiciaires de Paris indiquent plutôt l’inverse : aucune trace de coups reçus et aucun jour d’ITT (incapacité totale de travail) pour le policier, un visage encore tuméfié et un jour d’ITT pour Mohamed. Il montre sa doudoune déchirée.

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Le mérite du déclic de la loi du marché

« Je peux gassar sans compter » : le marketing ethnique se banalise (rue89, 08 juillet 2014)

C’est une publicité réussie, selon Jean-Christophe Desprès, entrepreneur dans le marketing.

Cette femme souriante en hijab capte tout de suite le regard de l’usager du métro parisien : en-dessous, la phrase « Je peux gassar sans compter » et la marque, Buzzmobile. On ne se perdra pas dans la controverse qui sous-tend chaque traduction d’argot, mais « gassar » signifie en arabe du Maghreb « discuter, prendre du bon temps. » En gros, Buzzmobile propose des forfaits pour multiplier les appels au Maroc, en Algérie, en Tunisie.

[…]

Le marketing ethnique trouve ses racines et ses principes dans les recensements américains, qui incluent les origines ethniques et permettent donc de constituer des statistiques.  […] Le déclic, ça a été tout simplement la loi du marché. Qui se préoccupe peu d’un éventuel péril républicain.

[…]

La jeune fille de la pub peut donc rester tranquille et continuer à « gassar sans compter » : elle a le mérite de créer le buzz, de se faire remarquer et de montrer que la publicité ethnique s’impose peu à peu dans le paysage français.

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Dans le contexte de 2004 en juillet 2011

Mad Pride : les fous lâchés dans Paris (rue89, 13 juin 2014)

Contre la loi de juillet 2011

[…] l’idée d’une édition parisienne [de la Mad Pride] est née d’un double constat :

  • le peu de cas accordé à la psychiatrie dans le système médical français,
  • et surtout la loi de juillet 2011, qui peut voir un traitement psychiatrique être imposé à un individu sans son consentement.

Le texte avait été voté dans le contexte de l’assassinat d’une infirmière et d’une aide-soignante en 2004 par un aliéné, à Pau.

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