Le banal vol aggravé qui perd ses qualités originelles

Un vol à la portière dégénère et finit par un grave accident (Le Figaro, 19 juin 2012)

À Aubervilliers, quatre personnes ont été grièvement blessées mardi matin après une course-poursuite entamée suite à un vol à la portière.

Un banal vol à la portière s’est mué en drame de la route, mardi matin, peu avant 9 h à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), tout près du périphérique parisien.

Tout commence lorsque deux hommes à scooter arrivent à hauteur d’un van et forcent l’une des portes pour dérober le sac à main de la passagère.

Plutôt que de se lamenter, le conducteur du Mercedes Vito noir, de nationalité néerlandaise, décide de s’élancer aux trousses du deux-roues. Une course-poursuite qui le mène sur le quai Lucien-Lefranc, dans un quartier où sont installés de nombreux grossistes chinois spécialisés dans le textile.

Là, le pilote du scooter et le conducteur du van, qui arrivent trop vite, perdent le contrôle et s’encastrent dans des véhicules en stationnement. «Les quatre personnes ont été évacuées vers l’hôpital dans un état d’urgence absolue», déclare un porte-parole des pompiers.

L’homme au guidon du deux-roues, âgé de 22 ans et fiché au Stic (Système de traitement des infractions constatées) pour 17 affaires, se trouve dans le coma, relate une source policière. Lui et son passager, moins sérieusement blessé, auraient été éjectés de leur engin et retrouvés plusieurs mètres plus loin. Les occupants du van, quant à eux, ont dû être désincarcérés. «Le pronostic vital du conducteur âgé de 49 ans est engagé et la femme, 45 ans, souffre notamment de multiples fractures aux jambes», précise la police.

«J’étais à une dizaine de mètres avec un collègue en train de discuter. On les a vus passer à toute vitesse», a raconté Félix Etienne, employé de la cimenterie Cemex, située en face du lieu de l’accident.

«On a entendu un gros boum. On a vu que le van était rentré dans une bétonnière de l’entreprise», a poursuivi ce témoin. Le deux-roues a lui percuté la voiture de Félix Etienne

«On a couru vers le lieu de l’accident. Ils étaient mal en point , a-t-il décrit.  Mon collègue a pris des cours de secourisme. Il les a mis en position latérale de sécurité. On a appelé les pompiers.»

Selon les premiers éléments de l’enquête, le sac à main dérobé contenait plusieurs milliers d’euros destinés à des achats de textile.

Apagogie : on évalue à 18,6 millions les pertes humaines lors de la banale guerre mondiale 14-18

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s